Alors que se termine l’année scolaire, mettons à profit le temps de l’été pour réfléchir. Vacances pour les uns, travaux agricoles renforcés pour les autres, la Meuse va connaître pour quelques semaines un rythme différent.

Parlons politique nationale d’abord. Le Président et son Gouvernement ne donnent à notre pays aucune chance de réussir, en refusant les réformes évidentes qui permettraient à chacun de travailler plus et mieux, et de dépenser moins et mieux pour l’état. Pire même, on affaibli ce qui marche encore, la famille, le collège ou la vie communale, par exemple.

Certes il n’est pas responsable du terrorisme ou de la tragédie des migrants qui se noient en Méditerranée, mais rien dans son action ne laisse espérer une solution européenne crédible. Quant à la cause Grecque, elle divise le PS et bientôt le Gouvernement.

C’est pourquoi les Français n’ont absolument pas l’idée de reconduire cette majorité et ce Président. Mais au profit de qui ?

La probabilité que « la fille de son père » soit présente au 2ème tour de la Présidentielle de 2017 est aujourd’hui très forte. Et elle sera battue au soir du 2ème tour par ses excès et par ceux de ses partisans. Mais par qui et pourquoi ?

Par un candidat modéré, issu des Républicains, si nous avons la sagesse de nous tenir au principe des primaires ouvertes. Nous devons avoir le sérieux de les organiser au service du plus grand nombre de Français qui peuvent, qui veulent et qui doivent participer à ce choix d’alternance prometteuse.

Un candidat unique de la droite et du centre est, en effet, certain d’accéder au 2ème tour. Mais pour être unique il faut que sa désignation soit nette et sans bavure. C’est la priorité que  nous devons nous assigner : à moins de 500 000 participants pour les primaires, le candidat ne pourra pas être unique, il sera discuté dans son camp. Au contraire une victoire après une participation de trois millions d’électeurs volontaires alors l’élan victorieux est certain. Voilà la réponse au « Comment ? ».

A la question « Qui », je ne veux pas répondre à cet instant. Je sais seulement que le candidat victorieux était à Paris dans la Salle de la  Porte de Pantin où furent lancés « Les Républicains » le 30 mai dernier. Il était là et pas ailleurs. Il n’est désobligeant pour personne de dire cela, c’est une vérité qui se confirmera et qui se décantera tout au long des mois à venir. Je m’engage à ce que notre fédération puisse entendre chacun d’entre eux pour que nous ayons la pleine liberté du choix. Mais en contrepartie, je demande à tous ceux à droite et au centre, de rejoindre les Républicains, car nous auront ensemble la charge d’organiser les primaires et c’est de notre formation et de notre formation seulement que sera issu le candidat le plus apte à gagner 2017.

Gagner pour quel projet ? Tout simplement dans un monde dont les lignes de force s’imposent à nous sans que nous puissions prétendre les ignorer, nous adapter sans nous renier. Cela veut dire utiliser à fond nos atouts. Valoriser les comportements exemplaires de travail, de responsabilité, de courage et de risque. Mais garder l’esprit de solidarité au profit de ceux qui s’efforcent de progresser sans avoir toutes les facilités. Il nous faudra adopter à la fois de la fermeté dans le cap poursuivi, renoncer à hausse de la dette et de la dépense publique, mais aussi accepter une sincère ouverture d’esprit pour associer ceux qui ne pensent pas comme nous, mais qui acceptent l’ouverture des frontières, l’Europe et donc qui rejettent les extrêmes.

En Meuse, nous avons les conditions du succès. Après les villes – qu’à l’exception de Verdun – nous avons su conquérir avec des équipes ouvertes, nous avons consolidé le Conseil Départemental dans un esprit Républicain grâce à Claude Léonard. Nous gagnerons la Région Grand Est, même si cette réforme aura pour effet de noyer la Meuse dans un ensemble  ou elle ne sera guère entendue. De ce point de vue, j’estime que notre liste d’unité doit certes soutenir notre candidat Philippe RICHERT, mais surtout soutenir la Meuse selon le double critère de la disponibilité et de l’autorité, valeurs qui associées à l’implantation géographique, la parité et l’appartenance partisane, n’ouvrent guère de choix infinis pour 6 sièges à pourvoir.

Je suggère que l’engagement Meusien et l’aptitude à porter les dossiers guident nos préférences qui, dans mon esprit ne seront fixés, après un débat collectif, par Paris, qu’en fin septembre prochain.

Voilà donc des sujets dont nous pourrons parler et d’abord à l’occasion des deux réunions organisées par notre secrétaire départemental Jérôme Dumont, que je félicite pour avoir su avec sa co-équipière Véronique Philippe, s’imposer chez lui contre le leader du Parti Socialiste Meusien. Ce qui prouve, si cela était nécessaire, que notre fédération sait soutenir ceux qui l’ont utilement soutenue.

La désignation à l’unanimité par les élus de la droite et du centre du Conseil Départemental montre également que nous avons su asseoir l’autorité de notre ami Claude Léonard, ce qui justifie largement notre choix dans les cantons qui privilégiaient la personnalité plutôt que la carte. Je regrette enfin que la cécité de rares candidats de gauche et de droite hors d’état de l’emporter, ait permis l’élection des seuls FN de Lorraine à Saint-Mihiel. Mais il est vrai que le suffrage universel suscite des passions qui ne s’apaisent pas facilement entre les deux tours. C’est pourquoi je soutiens pour les Présidentielles avec conviction, des primaires décisives fondées sur une participation massive, désignant un candidat unique à l’automne 2016.

La Meuse bouge, avec Safran, avec CMI, avec CIGEO. Demain Claude LEONARD peut transformer l’essai de Christian NAMY avec Shenan, et de plus nous regardons ensemble un projet pour la Woëvre. A cet instant mon premier souci est la qualité de l’équipe qui, à la Région, complétera le travail de Claude LEONARD, de Bertrand PANCHER et mon travail propre. De plus nous serons tous les trois dans la même discipline de primaires pour réussir l’alternance.

Mercredi 1er juillet
Gérard LONGUET

Président de la Fédération des Républicains de la Meuse

Commentaires fermés.