La France retrouve médusée le tragique, qui si souvent de façon différente a frappé notre pays dans son Histoire. Les 130 morts de Paris, les blessés innombrables, les Parisiens bouleversés nous rappellent que les mots ont un sens, et d’abord le mot « guerre ».

Le Président Hollande a déclaré la guerre au terrorisme islamique après l’attentat criminel contre la rédaction de Charly Hebdo et il a eu raison, la guerre c’est l’offensive et il faut s’interroger sur l’effet à moyen et long terme des frappes aériennes que nous menons en Syrie, en Irak, au Mali. Mais la guerre dans une société mondialisée, c’est aussi la protection de nos compatriotes. La France ne risque pas l’invasion. Les Français risquent d’une façon parfaitement aléatoire d’être des victimes.

Pis encore, c’est la cohésion Française qui pourrait être menacée si nous manquions de sang-froid. Ce que veulent les terroristes c’est bien frapper pour diviser, et monter les uns contre les autres les Français, différencier et bientôt opposer selon leurs origines.

Et c’est à cet instant que la force et la sagesse que nous tirons de notre Histoire doivent nous aider. La France se construit dans la volonté de vivre ensemble et il faut demander à ceux qui sont les derniers arrivés de se rapprocher des plus anciens, ceux dont les valeurs perpétuées ont fait de notre pays une démocratie vivante, ouverte, créative, mais surtout dans l’adhésion de tous à des valeurs constitutives.

Si toutes ces idées paraissent lointaines ou abstraites, retournons-nous vers nos communes, leurs associations, la solidarité et la proximité qu’elles permettent entre tous ; retournons vers nos départements qui portent tant de projets d’avenir et de mémoires partagées ; retournons vers nos régions qui nous donnent l’occasion d’être localement les interlocuteurs et les partenaires de la République à Paris, ou de l’Europe à Bruxelles.

Les Bretons n’ont plus au quotidien de chapeaux ronds. Les Alsaciens n’ont plus tous les jours les coiffes popularisées par Hansi et les Parisiennes ne sont pas toutes des gravures de mode ou des danseuses de French Cancan. En un mot, nous pouvons avoir des passés différents si nous avons surtout des projets d’avenir commun. Et parce que l’avenir local et régional se construit en commun, la diversité des passés n’est plus un obstacle brandi comme une frontière indépassable entre les Français, mais comme un souvenir où la nostalgie attendrie ne doit pas paralyser, leçon de la réussite moderne.

Au plan national, on se parle par BFM, par sondages ou petites phrases assassines, les rumeurs d’Internet ne font pas une morale commune. La vie locale, et nous le savons dans nos communes, permet de bien connaître et bien comprendre nos compatriotes. Par exemple, distinguer ceux qui ont besoin d’aide et ceux qui tirent sur la ficelle. Distinguer ceux qui ont des projets et ceux qui parlent sans jamais rien réaliser. Distinguer ceux sur qui on peut compter et ceux qui ne pensent qu’à eux-mêmes.

Cette relation directe est la meilleure forme de la résistance de la République Française à tous les excès. Mais au-delà des communes, et devant la Nation ou l’Europe, la région peut-être aussi un outil de la solidité française. Faire émerger des projets utiles (le TGV Est, la Smart, l’Université Lorraine… ). A son niveau la Région consolide le travail des élus locaux pour une société moins anonyme et plus fraternelle. C’est un point d’appuis de plus pour une France qui résiste et qui espère.

C’est pourquoi je vous demande pour les élections des 6 et 13 Décembre d’inviter vos amis et vos proches, à choisir pour la Région l’équipe la plus jeune et la plus qualifiée, celle conduite par Philippe Mangin.

Dans la bataille que livre la France pour maintenir sa cohésion, le refus de la haine et du mépris, comme le sens des réalités dans l’action que représente cette équipe est aussi une façon de résister au climat de guerre civile que les terroristes islamistes veulent établir dans notre pays.

Entre l’imprévoyance des uns et les provocations des autres, la liste de l’Union de la droite et du Centre conduite par Philippe Mangin est une façon de consolider nos territoires, car le sérieux et la solidité sont les valeurs dont le pays a besoin, en Meuse, en Lorraine comme dans chacune de nos collectivités.

Gérard LONGUET

Sénateur de la Meuse

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *